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Dans une énorme galerie en ruine, dont l'entrée est bien cachée dans les montagnes de Dun Morogh, ce journal est trouvable. C'est un petit journal en cuir, avec pas beaucoup de pages.

Journal

Salut,
Rodgeriz Mobile-Heaume
Rodgeriz
Sexe Mâle
Race Gnome
Classe(s) Ingénieur
Lieu(x) Dun Morogh
Statut Mort
Parent(s) Rodger
Professeur(s) Arbrakham, Do'Ho

Par où commencer... Par le commencement, tien. Mon nom, c’est Rodgeriz. Je suis né dans une grosse caverne peuplée d’une multitude de Gnomes.

Dans cette caverne, tout fonctionne comme chez les tribus sauvages. Il y a un chef, Lak’Ogo, dit « Le Sage ». Un mystérieux très très vieil homme, dont on dit que son père sortait des profondeurs de la terre.

«Le Sage» était énorme, il avait une carrure de Yéti, et une barbe grise très sale qui touchait presque le sol. Au sommet de cet amas de poils, il y avait tout de même cette petite tête de vieux Gnome fripé aux quelques cheveux blancs qui surplombaient ses oreilles.

Lak’Ogo est le doyen de la «Maison Mère», on dit que c’est lui qui a creusé cette immense galerie d’où l’un de ses surnoms les moins connus : « Le Gno’Mineur »

Cette immense caverne était composée d’une énorme salle reliée à dix huit  tunnels qui servaient d’entrées, en plus d’un énorme, très large, et extrêmement long tunnel vers une probable « sortie », sans compter un escalier qui monte, monte, monte, monte, monte, monte, monte encore et encore dans la montagne. Escalier qui est sensé mener au sommet d’une montagne. Sous cette énorme salle qu’on appelle « Le Foyer », il y avait une grande pièce appelée « La Maison Mère ». Elle était pleine de petites pièces, dont une où logeait Lak’Ogo et son premier fils, Do’Ho, ainsi que les enfants de celui-ci.

Les dix huit entrées du Foyer mènent à des autres « maisons » qui appartiennent aux dix huit autres fils du Sage.

( Je les cite juste pour m’occuper un peu plus. Il y avait, dans l’ordre du plus vieux au plus jeune : Kil, Naz, Bak, Rak, Zam, Baka, Kir, Mik, Tic, Tac, To, Tarakamok, Mark, Kik, Ded, Mok, K’zok et enfin Tsotu. Et il faut rajouter le « ‘Ho » après chaque prénom, signe de la maîtrise d’une famille )

Chaque fils se devait de sortir de la grosse caverne ( qu’on appelle « La Grotte » ) pour aller chercher dans le monde extérieur une femelle, et la ramener pour fonder une famille dans une des salles. Les enfants ont comme « nom de famille » le prénom de leur père.

Le Foyer est donc une grande salle, avec au centre un feu, un énorme feu. Il y a, à l’extérieur, des bûcherons qui nous amènent, avec un système très ingénieux, des tonnes et des tonnes de bois, qui servent à l’intérieur.

Il y a une immense table en pierre, où toute la famille se réuni pour manger. Certains fils choisissent le choix d’être chasseur. C’est une voie très difficile qui consiste à sortir tous les jours pour aller chasser, et ramener un maximum de nourriture pour la famille, pour ensuite revenir. C’est assez complexe, en soit. Mais ces garçons sont très respectés. Il y a certaines filles, qui font cela, aussi. Les filles doivent elles aussi sortir de La Grotte pour trouver un mâle à l’extérieur, mais généralement elle ne reviennent pas.

Quand on y pense, on est pas si enfermés que cela, en fait. Il y a certains rapports, avec l’extérieur.

Assez parlé de la Grotte, parlons de MOI. 



Je m’appelle Rodgeriz Tod, septième fils de Tod, petit fils de Do, arrière petit fils de Lak’Ogo, Gnome. On me surnomme « Daydo », car je ne cesse jamais de faire le casse-cou, de me faire mal, et parce qu’avec ces traits je ressemble à mon grand père. ( « D’aïe », au cas où tu n’aurais pas compris ) En effet, je passe mon temps à m’amuser avec des cousins éloignés, et à faire des bêtises.

J’ai grandi dans La Grotte dans l’optique de devenir LE chef. Mais bon, étant le septième fils d’un vingt troisième fils du premier héritier, alors que le chef actuel est toujours en état, j’ai très vite abandonné.

Mon grand-père m’a appris à me battre, c’était un homme que je respectait énormément, et que j’admirais.

À mon « âge adulte », je suis parti avec quelques provisions, et j’ai monté les marches. Jusqu’au sommet, dans le but de trouver une femme. Bien évidemment, j’ai atteint le sommet de la montagne. C’est alors que j’ai découvert que la montagne perçait les nuages, et que je surplombait une immensicime chaîne de montagnes.


J’ai commencé mon chemin. 

Des jours durant, j’ai marché vers le Nord, passant les montagnes, escaladant difficilement. Il n’y avait personne à perte de vue. Qu’un tas de neige magnifique sur des rochers qui montaient très haut. Au bout du septième jour, alors que je n’avais plus de nourriture, je suis arrivé sur un plateau au sommet d’une montagne, où j’y ai découvert une petite ville, faite en métal, pleine de brouhaha, peuplée de Gnomes.

Mes forces m’ont quitté, et je m’écroula au sol, quand un de mes, vraisemblablement, congénère arriva pour me relever, et m’emmener chez lui.

Je me suis réveillé dans un lit très chaud et très confortable. Je pu constater qu’il y avait des machines dans tous les coins de la maison. Le plutôt jeune Gnome m’invita à m’asseoir à table pour prendre une soupe.

"_Arbrakham, et toi ?

_Rodgeriz.

_J'aime bien. D'où viens-tu ?

_De la Grotte.

_Je ne connais pas."

-

Répondit-il en souriant avant de commencer à boire sa soupe à la cuillère. Je n’ai rien dit, je me suis réchauffé tranquillement. J’étais surtout fasciné par les machines qui bougeaient dans tous les sens dans la maison, certains faisaient beaucoup de bruit, d’autres beaucoup de fumée, et certains en plus faisaient trop de lumière.

"_Tu aimes ?

_C'est quoi ?

_Ce sont des machines ! Magnifiques, n'est-ce pas ?

_Ça sert à quoi ?

_Eh bien chaque machine à son utilité, par exemple, celle-là, elle se charge de porter des objets d’un endroit à un autre."

-

Dit-il en me montrant une sorte de bras qui parcourait le plafond. S’en suivi d’une extrêmement longue conversation sur ses machines, qui se termina par cela :

"_Tu veux que je t'apprenne ?

Joyeux, ébahi, souriant, heureux, comblé, je ne pu m’empêcher d’acquiescer.

_Merveillable ! Cela va prendre longtemps, très longtemps, mais on y arrivera, j’en suis sûr !"

- Arbrakham


M’affirma-t-il en ramassant mon bol pour le mettre dans un bassin d’eau.


Suite à cela, j’ai appris, tout ce qu’il y avait à savoir. Effectivement, cela fait beaucoup de choses. Les jours sont passés si vite que je n’ai pas remarqué qu'ils étaient devenus des années... Il m’a d’abord enseigné les bases de la langue, pour mieux parler, communiquer, écrire, toute la littérature, en soit. Ce fut assez compliqué pour moi. Puis ensuite il m’a fait répertorier tous les métaux connus et leurs propriétés, je devais les savoir par coeur. Ceci aussi a été très très long, tellement qu'à un moment j'ai failli perdre la boule... Et j’ai dû apprendre beaucoup d’autres choses...

Finalement, au bout de quelques années peut-être, il a annoncé qu’il allait m’apprendre l’ingénierie ! Alors j’ai appris, mais qu’est-ce que c’était dur dioudi... Mais j'étais tenace, et il avait foi en moi !

Bazaras

Croquis de la ville de Bazaras.


La ville... La ville est faite de maisons en métal, il y en a beaucoup, il y a peut-être une centaine de Gnomes, qui appellent leur chez-soi « Bazaras ». Il y a plusieurs quartiers, qu’ils appellent « Districts ». Il y en a huit, en tout, district 01, 020, 333, 404, 5, 666, 7 et 08. Ces quartiers sont délimités, pour la plupart, par des ramparts en fer, qui ne font pas plus d'un mètre cinquante, c'est juste symbolique. Il y a de grandes portes. Le district 666 et le 01 sont alliés directs, c'est à dire qu'ils sont reliés par un tunnel extérieur. De même pour le district 333 et le 020. Le 08 et le 7 ne se font pas la guerre entre eux. Le district 404 est plus un complexe industriel qu'un quartier, en fait. Tout ces quartiers ont une façon de penser très... Différente.

Ces quartiers qui se font la guerre, mais une vraie guerre très brutale. Nous étions, avec Arbrakham, dans le District 08 il fabriquait des armements, et moi je l’aidais. Il fournissait officiellement comme officieusement, l'argent lui servait vraiment pour s'acheter de nouveaux matériaux très utiles.

J’ai finalement réussi, avec beaucoup de mal et beaucoup d'aide, une invention qui était sensé être très pratique :

Le « Mobile-Heaume »

En effet c’était un casque très lourd, qui s’accrochait au dos comme un sac à dos, et qui se levait pour venir sur la tête du porteur. ( Attention à ne pas trop rapprocher du feu, engin très explosif ) Et ainsi le casque s’enlevait et se remettait très rapidement. Où est l'utilité me demanderez vous ? Eh bien à la base, c'est juste pour enlever le casque plus rapidement. Et le remettre, aussi, du coup.

On me nomma par la suite « Rodgeriz Mobile-Heaume ». C'était vraisemblablement une coutume du coin qui consistait à offrir à quelqu'un le "nom" de son invention, ça me plaisait.

Un jour, la guerre éclate plus que jamais. Le district 666 utilise des explosifs, qui sont gentiment répondus par d’autres explosifs du district 333. Ça explosait de partout, ça se tirait dessus dans tous les sens La ville a fini par être réduite en cendre. Arbrakham ainsi que peu de gens et moi ont survécu.

"_Je ne toucherai plus aux armes, cela fait maintenant vingt ans que je t’apprends, Rodger, tu es maintenant un ingénieur digne de ce nom. Tu n’as plus besoin de moi. Je m’en vais chercher une ville plus paisible, où je pourrais enseigner comme je t’ai enseigné."
- Arbrakham

Il souria un instant, avant de se retourner et de partir en laissant son fusil tomber à terre.

Ces vingt ans se sont écoulés comme une seule année. Je me suis retourné, et je suis moi aussi parti, en laissant mes armes.

Je marchais dans une direction inconnue, dans une forêt enneigée, et une flèche se colla net contre un arbre à côté de moi, puis j’entendis d’une voix très douce et assez aiguë un petit « Oups ! ». Je me retourna, et une silhouette s’approcha de moi. Je n’avais rien pour me défendre, mais ce n’était pas la peine.

C’était une fille, cela se voyait. Elle passa devant moi, et retira la flèche de l’arbre, en la remettant dans son carquois.

«_Excuse moi, je visais le cerf là bas. » Me dit-elle en ôtant sa capuche.

Je me suis retourné pour voir le cerf, il y en avait un, à une bonne centaine de mètres devant moi. J’ai à nouveau dirigé mon regard vers mon assassin, pour apercevoir son visage magnifique. Elle avait des yeux oranges, un petit nez, des cheveux blonds magnifiques, une petite bouche, et... Un visage parfait. Je suis tombé amoureux. À cause de cela, j’étais sans voix.

"_Ça va ?

J'hocha la tête en souriant.

_Tant mieux ! Parce que moi, j’arrête la chasse !

_Pourquoi cela ?

_J’ai failli tuer un homme, très mignon en plus. C’est quoi ton p’tit nom ?

_Rodgeriz Mobile-Heaume, et toi ?

_Suzanne, Suzanne Brûle-Rétine."

-

Elle leva son index, laissant apparaître une flamme autour de son doigt. J’étais fasciné, un peu moins que par les machines, mais tout de même.

Elle m’emmena chez elle en m’expliquant tout ce qu’elle savait sur la magie. Mais elle me dit qu’il y avait aussi les risques, de gros risques. Alors j’ai commencé à douter, mais j’étais amoureux, je ne pouvais m’empêcher de la suivre.

Elle vivait dans une petite maison en pierre qui surplombait la forêt. À quelques kilomètres d'un village. Elle vivait seule depuis que son frère l'a quittée il y a quelques mois, ses parents sont morts il y a très longtemps. C'était une petite maison bien lotie, avec deux chambres, et un salon assez larges. Dans le salon il y avait une bonne grosse cheminée, et une trappe vers un grenier.

Tout s’est passé très vite, beaucoup trop vite, peut-être. On a eu un enfant ensemble, qui ne lui a pas donné beaucoup de mal, mais elle a bien crié... Nous l’avons appelé, je ne sais plus pour quelle raison « Mod’Jo ». Elle me jurait que je serais un bon père... Mais... Quelque chose clochait, chez moi, et chez lui. Tout s'est passé très vite... Je n'ai pas été là pour lui, j'étais très pris par des expériences mécaniques, et je l'ai délaissé... Mon fils a fugué à ses dix neuf ans... Je ne l’ai jamais revu. Suzanne apprenait de plus en plus la magie. Elle devenait étrange... Mais j’étais encore autant fou d’elle, et elle n’était pas si étrange que cela.

J'ai cessé de compter les années, et j'étais très pris par l'ingénierie. Bien plus tard, nous avons eu un autre fils, que j’ai appelé Daydo'Ho.

"_Tu n'auras pas peur du danger, tu te battras jusqu'au bout, et tu seras le maître de ta famille."
-

Lui ai-je dit à sa naissance.

Malheureusement, la magie avait consumé Suzanne, elle était devenue folle, mais vraiment folle. Elle s'est tuée dans un rituel magique, alors que son deuxième fils n'avait que quatre ans.

Je l’ai emmené loin de là bas, brûlant la maison, n’ayant même pas la dépouille de ma femme vu qu'elle avait implosé dans son rituel. 

J’ai voulu bien faire, bien élever Daydo, je lui ai interdit de pratiquer la magie, je ne voulais pas qu'il s'y intéresse, qu'il fasse la même erreur que sa mère... Je voulais qu'il prenne exemple sur moi, et qu'il devienne un ingénieur. Il m’a désobéit. Il s'y est entièrement intéressé, s'emparant de dizaines de livres sur la magie à la bibliothèque du village où nous vivions. Il se fichait totalement de ce que je voulais lui apprendre. Un jour, tout à dérapé... Il est parti. Tout s’est passé trop vite... Beaucoup trop vite.

Je suis revenu dans la Grotte, par malchance, j’ai trouvé le chemin. Comme tu peux le voir, tout est dévasté, il y a des cadavres de Gnomes et de Yétis partout dans la galerie, qui elle est explosée de tous les côtés, tout a brûlé ou s’est effondré. Il ne reste plus rien de ma famille, que des cadavres, et je n'étais même pas là...

Je laisse ce petit journal ici, que quelqu'un puisse le lire un jour.

Maintenant je m’en vais.

Rodgeriz Tod,

Daydo,

Rodgeriz Mobile-Heaume

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