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La nuit était tombée, dénuée de nuage et la lune entièrement ronde. L'apogée de l'heure nocturne plongeait la ville de Stratholme dans une atmosphère variable. Tantôt une soirée agréable, tantôt le moment propice pour les habitants nocturnes. Aussi, une agitation inattendue vint tourmenter le calme de cette heure propice au repos. Deux gardes poursuivirent un homme de noir vêtu jusqu'en avoir le visage de couvert. Les deux chevaliers réussirent à bloquer leur proie dans une impasse, démunie de fenêtres, de portes ou autres échappatoires. Dès lors, le sombre personnage fit volte face à ses poursuivants, mains sur les deux lames qui ornaient sa ceinture. Quant aux gardes, ils avaient déjà leurs épées pointées vers le ciel et prêtes à pourfendre l'air.

_Garde : Lâche tes armes si tu veux pas sortir de cette allée les pieds devants !

_Fugitif : Je ne sors jamais nu. Or sans mes armes, ce serait le cas. Vous comprenez ?

_Garde : Très bien, j'espère que la Lumière saura montrer sa clémence !

Aussitôt, l'un des gardes se jeta sur son fugitif tandis que celui-ci fit jaillir une lame d'argent de son fourreau, et d'une prise en main rapide, il porta un coup d'estoc dans la fente du casque de son agresseur et le perfora net. Suivit d'un simple pivot, il retira la lame de la tête entre-ouverte et fit face au second. Celui-ci prit son bouclier ainsi que sa lame, murmura une prière pour la divine avant de se jeter au combat. Las, l'homme en noir fit entrechoquer les fils d'épée avant de dévoiler un couteau de lancer dans sa manche, puis incisa la gorge du garde sans vergogne. Il replaça ses armes à leurs places respectivement tout en laissant ses agresseurs dans une marre de sang qui leurs étaient propre. Aidé par la pleine lune, l'homme en noir remit son chapeau correctement tout en reprenant sa route comme si de rien n'était, bien qu'il n'abaissait pas vraiment sa garde. Il jalonna les ruelles sombres de Stratholme, fit une halte sur la place marchande pour regarder les étales qui ne tarderaient pas à s'ouvrir une fois le soleil levé. Il eut cru ce répit de quelques secondes être une éternité. Ensuite, il reprit sa route tout en évitant les patrouilles pour rejoindre une porte cerclé d'acier. Un, deux, trois coups suffirent à faire ouvrir la trappe au niveau du visage. Un mot de passe plus prudent qu'une clé, l'homme en noir put rentrer une fois citée. Il délaissa son grand manteau tout en saluant le portier comme il se devait et gardait son foulard et chapeau tout en continuant dans la salle suivante. Le fugitif y vit trois personnes qui déchargeaient des caisses pour remplir les étagères, les armoires et les coffres. L'un d'eux, un homme grand, chauve et borgne leva la tête vers l'arriviste.

_Homme borgne : Alors Valhen ? T'as fini par tomber sur l'oiseau ?

_Valhen : Ah Solivitus, tu n'entendras plus le rossignol chanter crois-moi.

_Solivitus : Magnifique ! J'te donnerai ton or une fois qu'on aura fini de ranger tout ça. Tu nous filerais pas un coup de main ?

_Valhen : La nuit n'est pas fini de toute manière.

Aussitôt, le groupe fit les manutentions rapidement et rangea l'entrepôt. Et une fois fini, Solivitus et Valhen se rendirent dans un bureau grossièrement aménagé. Le borgne empoigna une bourse avant de se rendre devant un coffret et commencer à piocher dans les pièces dorées.

_Solivitus : Alors ? Tu t'y es pris comment cette fois ?

_Valhen : Mais c'est très simple. Je suis entré, j'ai trouvé ton noble et j'ai mis fin à ses jours. Que c'était beau.

_Solivitus : Et le deuxième "mais" ?

_Valhen : Oh trois fois rien. Disons juste que cet homme avait un chien qui en avait dans le coffre. Dès que je suis sorti du domaine je me suis fait poursuivre par une patrouille voisine alertée par les jappements. Mais ils dorment au fond d'une impasse.

_Solivitus : Je me disais bien. Faudrait que tu arrêtes de mêler des innocents dans tes contrats. En plus il n'y avait pas de prime pour les dommages collatéraux cette fois.

_Valhen : Innocent ? Je doute que la garde locale soit vraiment "innocente". Tu sais, les séances de torture, les interactions forcées en plein jour, les rafles nocturnes, ce genre de petites choses.

_Solivitus : On est d'accord toi et moi. Mais bon, les Corbeaux sont déjà craints alors pourquoi en rajouter ? Déjà que Wynfield a la main lourde sur les responsabilités on risque d'entendre parler de lui.

_Valhen : Allons allons. Laisse donc ce chevalier prêchi-prêcha dans son église veux-tu ? Quels risques encourront nous avec les religieux ? Nous ne faisons que de la contrebande et de l'assassinat. Rien de maléfique, juste du commerce et des menus services.

_Solivitus : Va dire ça à la prêtresse qui nous bassine avec sa Lumière. Tiens, voilà ta paye.

Le borgne jeta une bourse copieusement rempli à l'homme en noir qui se mit aussitôt à compter l'or qui s'y trouvait.

_Valhen : Bon, les nuits se raccourcissent et j'ai bien besoin de repos. A moins que tu n'aies un contrat de dernière minute.

_Solivitus : J'en aurais bien un, mais le commanditaire dort la nuit. Il faudrait que t'ailles le voir demain soir dans son domaine. Et celui-là a déjà payé l’acompte alors évite de l’extorquer. C'est le Duc Ignacio qui quémande nos services.

_Valhen : Extorquer ? Allons, c'est juste un pourboire offert pour ma sympathie !

_Solivitus : Bah voyons. Bon je dois te laisser, je dois falsifier les informations pour éviter qu'on ait la garde sur le dos. M'enfin, tout le monde doit se douter que ton coup d'aujourd'hui est bien fait par un Corbeau.

_Valhen : Les gens doivent avoir l'habitude. Le bas peuple en restera indifférent. Si le capitaine de la garde ne fait rien en tout cas.

_Solivitus : Manque de pot, c'est pas le cas des nobles.

_Valhen : C'est bien là qu'est le plaisir. Les regarder trembler et faire dans leurs chausses, c'est amusant et....jouissif parfois. Surtout quand il s'agit d'un joli minois.

_Solivitus : Je sais pas c'est pas ma branche. Bon, file te reposer. Sinon je vais pas réussir à travailler.

_Valhen : Dans ce cas, bonne fin de nuit.

_Solivitus : Allez file parbleu ! Je n'ai pas commencé que tu m’empêches déjà de travailler le roublard !

Valhen fit une courte révérence avant de quitter le bureau. Il se dirigea vers un porte-manteau et une chaise où siégeait une tenue citadine. L'homme retira son accoutrement nocturne pour revêtir des étoffes modestes et un manteau marron. Il rangea l'or obtenue dans une doublure de son manteau avant de sortir de l'entrepôt. D'un pas assuré, il déambula dans une petite allée pour entrer dans sa propre demeure, quelque chose de très modeste. Il retira son manteau, les éventuels couteaux de lancer camouflés dans sa tenue et bottes avant de rejoindre sa couche et achever sitôt sa nuit.

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