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Le lendemain, elle fut levée aux aurores, elle devait prendre un petit déjeuner consistant, bien que son ventre noué par le stress ne voulut rien avaler, se forçant à prendre chaque bouchée, elle partit s'habiller chaudement d'après les conseils de son père, la brise marine pouvait paraître bien froide d'après lui et le navire devra longer les montagnes froides de Dun Morogh, le Royaume des Nains. Elle mit la robe que sa mère lui avait faite, l'intérieur étant fait de laine de moutons pour lui tenir chaud, et l'extérieur paraissant léger, elle mit également un cardigan rouge sur ses épaules, tricoté spécialement pour elle par sa grand-Mère qui était arrivée le matin même avec ce présent. Enfin elle mit sa paire de bottine et des moufles avant de prendre sa valise et de descendre à l'entrée de sa maison. Sa famille l'y attendait, son père étant habillé lui aussi chaudement et les autres s'étaient assez habillés pour affronter le froid matinal. Tous l'accompagnèrent en silence jusqu'au navire où la rampe pour y monter avait été descendue pour les voyageurs. Les adieux commencèrent, sa Mère la prit dans ses bras, lui faisant promettre d'écrire chaque semaine et de prendre bien soin d'elle, puis vint sa Grand-Mère qui la félicita d'être une si belle jeune fille et d'aller accomplir ses rêves, puis son frère avec qui elle resta longtemps dans une étreinte sans parole, les gestes contant plus que les mots. Enfin elle partit, elle gravit la rampe et se retourna pour voir une dernière fois sa famille, gravant leur visage dans sa mémoire, sa mère avait sorti un mouchoir et pleurait, sa Grand-Mère lui souriait en agitant la main et son frère lui lança un regard provocateur pour lui faire comprendre qu'il atteindrait son rêve avant qu'elle n'atteigne le sien. Elle ne put y répondre et laissa les larmes couler sur ses joues avant d'agiter la main alors que le bateau partait. Son père l'emmena à l'intérieur, là où il faisait plus chaud et il prit la parole.

- « Je suis fière de toi mon enfant, tu as su te montrer brave et honnête, maintenant tu devrais penser à ce que tu vas faire lorsque tu arriveras à Hurlevent. »

Elle hocha la tête, se reprenant en main, elle savait que si elle se laissait accablée par le chagrin, les efforts et les sacrifices de ses parents pour lui offrir ses études allaient être vains.

- « Je … J'irais tout d'abord déposer mes affaires à l'auberge, puis je me changerait en fonction du temps avant d'aller jusque dans la Capitale pour aller à la Tour des Mages, je m'y présenterais et attendrais les instructions des Mages, dit-elle avant de reprendre, puis en fonction de leurs instructions et du matériel nécessaire j'irais acheter de quoi étudier correctement, ou bien j'irais à la bibliothèque pour lire, après quoi je rentrerais à l'auberge, prendrait le souper et irait dormir pour me préparer pour le lendemain. »

Son père hocha la tête avec un air grave. Il approuvait les décisions de sa fille, elle savait quoi faire, quand et comment, il en fut soulager par la suite, elle pourrait se débrouiller par elle même lorsqu'elle arrivera à la Capitale.

La suite du trajet se fit en silence, elle lutait contre le mal de Mer alors que son père parlait affaire avec les matelots. Au bout de deux longs jours de voyage, ils accostèrent à Menethil. Pour l'occasion elle sortit sur le pont pour observer la cité portuaire. C'était la première vraie cité qu'elle voyait, les rues regorgeaient de vie, et le quai était bien plus important que celui d'Austrivage, enfin elle observa le donjon qui dominait la ville avant d'apercevoir des petits êtres qui pour les plus grand arrivaient au niveau du torse de certains hommes, une longue barbe qui parfois touchait presque le sol, tandis que leur corpulence était deux fois plus importante que celle d'un homme. Son père mit sa main sur son épaule et dit :

- « Voici Menethil, ville portuaire et commerciale des hommes et des Nains, comme tu as pu le remarquer. »

Elle n'en revenait pas, c'était la première fois qu'elle voyait des nains, ils ressemblaient grossièrement aux nains des Histoires bien qu'ils étaient plus grand que ce qui était dit. Elle les estima à environ un mètre quarante-cinq pour les plus grand et une moyenne d'un mètre trente-cinq pour ceux qu'elle vit. Le navire resta au quai durant toute une journée. La jeune fille en profita pour visiter la ville et se dégourdir les jambes, bien qu'elle ait aidé aux tâches ménagères et à la cuisine sur le navire, elle aimait sentir la terre ferme sous ses pieds et non pas un plancher grinçant comme si il menaçait de s'ouvrir et d'engloutir la jeune fille. Elle profita de sa visite pour observer les nains, les détaillant, la curiosité rongeant son corps. Puis lorsque sa soif de savoir sur les nains fut étanchée elle monta sur un rempart, accompagnée d'un jeune soldat avec qui elle avait sympathisé rapidement, et observa le paysage tranquillement. Elle sourit doucement en voyant le jeune homme tendu à ses côtés, appréciant l'effet qu'elle pouvait avoir sur les hommes. Les plaines marécageuses s'étendaient à perte de vue tandis qu'au loin se profilaient une Haute chaîne de montagne. Le soldat dû voir où le regard d'Hellena se posa et prit la parole :

- « La plus grande et la plus proche des Montagnes est Grim Batol, la cité maudite. »

Elle passa son regard sur le jeune homme avant d'observer la dite montagne en rêvassant. Elle resta là à regarder le sinistre mont alors que l'astre solaire décroissait lentement dans le ciel.

Hellena se redressa puis dit rapidement au soldat :

« Merci. » Avant de déposer ses lèvres sur sa joue et de descendre les escaliers en souriant, laissant le jeune homme hébété et le rouge de la timidité sur les joues. Alors qu'elle remontait sur la rampe du navire, des nains montèrent à bord, saluant les autres passager de leur voix grave et rocailleuse tandis qu'une corne de brume se fit entendre, annonçant le départ du navire à la foule et aux autres navires pour éviter les collisions. Elle partit rejoindre son père en souriant et ce-dernier passa un bras protecteur sur les épaules de sa fille alors qu'il parlait avec des commerçants. Hellena regarda la ville s'éloigner avant d'apercevoir un soldat sur les quais. Elle sourit à sa vue et fit un petit signe de la main avant que le navire prenne le large.

Ce fut un nain qui prit la barre, il connaissait mieux les montagnes que n'importe quel homme et savait à quelle distance il devait naviguer des cols abruptes et enneigés. Malgré ses vêtements chauds, le froid lui mordit le visage, alors que quelques flocons tombaient sur le navire et sur la mer. C'était là un spectacle des plus ravissant qui lui fut permis de voir, les flocons vinrent parfois se poser dans ses cheveux et sur son cardigan, ce qui devait probablement l'embellir d'après l'expression et le regard de certains matelots à son égard. Le soir tomba sur la mer et Hellena partit dormir dans la cabine que son père avait réservé pour elle et lui. Il lui restait encore cinq jours de voyage de quoi s'ennuyer longuement. Elle mit à profit ces derniers jours sur le navire pour améliorer sa lecture, son écriture et ses mathématiques. Bien qu'elle eut apprit grâce à son père qui avait été un enseignant sévère, elle voulait se sentir prête pour ses études avec le peu qu'elle savait. Hellena se pencha également sur les runes qu'utilisaient les nains pour écrire et bien que l'envie la ronge de pouvoir les comprendre elle s'aperçut rapidement que ce n'était pas chose facile et préféra abandonner et continuer sa lecture. Durant ces cinq jours, Hellena crut également mourir d'hypothermie à plusieurs reprise, le vent marin était froid et l'air apporté par les Montagnes de Khaz Modan l'était encore plus. Les nuits, elle dormait en position fœtale tandis que la journée elle luttait pour ne pas retrouver la douce tiédeur de sa couche alors qu'elle aidait sur le navire. Alors que cela lui paru une éternité qu'elle était sur le navire son père l'informa que c'était la dernière journée de voyage et que demain ils atteindraient Hurlevent. L'excitation et la peur de l'inconnu lui monta au ventre et elle resta en constante agitation durant la journée, se canalisant au travers des tâches ménagères et sur sa lecture pour garder un semblant de contrôle sur son état. Étant restée toute la journée en perpétuel mouvement lorsque l'heure de dormir arriva elle sombra dans le sommeil en un rien de temps. Hellena fut réveillée le lendemain par le son d'un cor de brume, Hurlevent était en vue. Le navire contourna la ville pour pouvoir débarquer sur les quais correctement. Hellena eut le temps de contempler la capitale de l'Alliance, le Donjon et la Cathédrale surplombant la ville qui s'éveillait doucement. L'astre solaire continuant sa course la vue qu'il offrait sur la ville était imprenable, la jeune femme se sentit aussi insignifiante qu'un grain de poussière avant de reprendre ses esprits lorsque la main de son père se posa sur son épaule. Les quais grouillaient déjà d'activité alors que le jour venait à peine de se lever. Des hommes mais aussi quelques rares nains transportaient des marchandises chargeant ou déchargeant un navire alors que les crieurs avertissaient la venue de tel ou tel navire pour permettre aux hommes de travailler correctement, savoir quoi faire et quand. Enfin lorsque le bateau fut amarré à un quai, les nains descendirent les premiers avant qu'Hellena et son père ne puissent se mouvoir. Ce-dernier avait prit la valise de sa fille dans leur cabine et ils descendirent ensemble alors qu'un groupe de matelots attendaient qu'ils descendent pour décharger le navire. Hellena était habillée d'un châle cyan, alors que ces cheveux étaient retenu en arrière, évitant qu'ils ne tombent devant son visage, par un bandeau de la même couleur, sa robe à manches longues était aussi rouge qu'une rose sur le point d'éclore tandis que ses chaussures pourpres à petit talons qui lui avaient été offerte lors de son anniversaire marquaient ses pas. Elle ne fut pas surprise que les regards se posent sur elle, il ne lui suffisait pas d'être seulement belle, elle devait marquer de son image les esprits des personnes qu'elle rencontrait. Elle marcha aux côtés de son père jusqu'à l'entrée du port, marquée par de grands remparts et par quelques soldats gardant le passage. Il l'embrassa sur la joue et aucune parole ne fut prononcée, les larmes étaient montées et le père et sa fille savait que si l'un d'eux parlait les larmes finiraient indéniablement par couler. Elle étreignit une dernière fois son père avant de reculer et de lui tourner le dos, avançant vers le cœur de la ville et lançant un regard qui laissait passé ses pensées alors qu'elle murmura :  « A nous deux, maintenant. »

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