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Alors que les deux amants déjà fiancés préparaient leur mariage qui devait avoir lieu dans quelques semaines, un terrible incident se produisit. Ce fût par un soir de printemps. Richter revenait du village voisin, ayant rempli sa mission d'escorte et marchait sur le sentier, l'esprit paisible n'attendant qu'une chose : retourner dans son chaleureux foyer pour y retrouver sa bien-aimée. Il s'attendait également à ce que celle-ci lui ai préparée un délicieux repas comme elle savait si bien y faire. Par chance, il avait conquis le coeur d'un véritable cordon bleu. Sur le chemin, il perçut un rugissement effroyable dans les pénombres de la forêt. Il n'y prêtât pas d'attention particulières, ayant l'habitude de ces bois gorgés d'animaux sauvages, mais resta tous de même sur ses gardes. Alors qu'il se rapprocha du village de Sombre-Comté, il aperçut une épaisse fumée à l'horizon au bout du sentier. Il ne s'inquiéta pas pour autant, pensant que ce n'était que la simple fumée des cheminées de la petite bourgade. Un doute traversa tous de même son esprit : la fumée était bien trop épaisse pour de simple conduits de cheminées. Il accéléra le pas, ressentant un terrible pressentiment en son fort intérieur. Un nœud se resserra dans son estomac au fur et à mesure qu'il avançait vers le village. Arrivé à l'entrée, il fut frappé d'une terreur accablante ainsi que d'une stupeur phénoménale. Le village tout entier était aux proies aux flammes et à la panique. La peur émergea dans le corps de Richter. La confusion régnant en ces lieux s'empressa de se rajouter aux divers états d'âmes qui le submergeaient au fur et à mesure qu'il comprenait ce qu'il se produisait sous ses yeux. Des personnes couraient, criaient, agonisaient sur le sol calciné. Certains marchaient, se tenant leurs membres brûlés. Une personne bouscula Richter dans la panique, le ramenant à la réalité. A cet instant, une seule chose perça l'esprit de l'homme, une chose essentielle, qui remplaça toute les autres : Amélie ! Il courut en direction de son foyer, la peur et l’appréhension au ventre, se faisant bousculer, tombant au sol alors que la panique continuait d'emplir le village. Il passa devant une troupe de milicien s'attaquant à une masse gigantesque. Ne voulant pas s'arrêter, il continua son chemin lorsqu'un cri plus fort que les autres le fit se retourner. Un rugissement effrayant avait été poussé par la créature qu'il venait de passer sans s'en rendre compte. En un instant, la troupe de milicien fut calciné et réduit en cendre dans une volée de flammes ardentes. Richter put enfin voir la créature responsable de tout ce désastre : Un Dragon gigantesque qui se tenait sur le clocher effondré de la marie. Son énorme gueule composée d'une multitude de dents se profilait vers le haut. Son corps phénoménal se camouflait parmi les arbres de la forêt. Des pointes hérissées partaient de sa tête, parcouraient tout son dos pour se terminer jusqu'à sa queue. De puissantes pattes avants se dressaient contre les restes de la mairie en flamme. Effrayé, Richter contempla la créature sans pouvoir bouger. 

Les yeux blancs et aveugles du Dragon pointaient dans sa direction, le paralysant de peur. Avant même que l'homme n'ai le temps de se retourner pour s'enfuir, la créature effectua un simple battement d'ailes le projetant à terre sur une distance de quelques mètres. Le temps de se relever, Richter pus apercevoir la masse sombre et verdâtre s'envoler haut dans le ciel, jusqu'à disparaitre vers le Nord, caché par le feuillage des arbres incendiés. L'homme contempla le ciel pendant plusieurs secondes avant de retrouver son courage ainsi que sa raison. Il reprit sa course vers son foyer, espérant toujours de toute son âme que le pire n'était pas arrivé. Une fois devant son logis, une vision d'horreur le frappa. La maison était incendiée. Une bonne partie de la façade était en ruine, calcinée par la fournaise. Il donna un coup de pieds dans une barricade de poutres effondrées lui bloquant l'entrée pour se frayer une chemin, et celle-ci se détruisit par la fragilité de son bois rongé par les flammes. Richter entra, et chercha sa femme, l'appelant de toute sa voix. Il avança parmi les décombres en évitant les flammes. Arrivé dans ce qui restait du salon, il l'a vit, allongée au sol. Son corps était en grande partie brûlé par les flammes. Richter accouru vers elle, se laissant tomber à genou, les larmes aux yeux. Il l'a pris dans ses bras et observa son visage. Ses yeux étaient clos, aucune once de vie ne respirait dans son corps, il était trop tard. Il ne fût point arrivé à temps. Un long cri de lamentation se fit entendre au cœur de cette maison, un cri de détresse, de chagrin, d'une tristesse insupportable et insurmontable.

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Richter sortit de la maison en portant le corps de celle pour qui il aurait donné sa vie s’il avait été présent. Celle pour qui il aurait tout fait pour sauver son existence en ce monde. Celle pour qui il ne fût point présent pour la protéger. La panique et la désolation lui parurent lointaines alors qu'il voyait sa femme immobile dans ses bras. Il l'emporta hors du village, hors des flammes et des cris, hors de la mort et de l'agonie. Il marcha quelques instants sur le sentier, assez loin pour que la seule chose visible du village ne soit uniquement que l'épaisse fumée se dégageant des flammes. Cet instant ne dura que quelques minutes et pourtant, pour cet homme accablé par le désespoir, chaque pas lui semblait prendre une éternité. Une incertitude insondable le submergea, il ne savait quoi faire, quoi dire. Il resta immobile, le corps encore fumant de celle qu'il aimait et qu'il aimera à tous jamais, posé sur ses avant-bras. Alors qu'une once de lucidité lui revenait, il posa un dernier regard vers sa bien-aimée avant de se décider à lui faire des obsèques. Il s’engouffra dans la forêt à la recherche d'un lieu assez loin du village pour pouvoir effectuer son macabre rite. Arrivé à l'orée d'un bosquet, il se décida à creuser une tombe à l'aide de ses mains nues. La douleur de la terre et de la caillasse qui lui raclaient les doigts fût bien anodine en comparaison à celle qui le brisais de l'intérieur. Une fois la fosse réalisée , il y plaça délicatement le corps de sa femme et le recouvrit de terre, formant un petit monticule. Sa tâche accomplie, il se laissa tomber à genou devant la tombe, pleurant à chaudes larmes. La réalité le rattrapa. Plus jamais il n'aurait la joie de revoir le visage de sa femme. Plus jamais il ne pourra caresser ses doux cheveux. Plus jamais il ne verra son regard, n'entendra son rire ni sa douce voix. Tout ceci était terminé. La chagrin le submergea et il resta là, devant l'horrible réalité, au comble du désespoir, accablé par son destin et pire que tous, la culpabilité de ne pas avoir été présent pour la sauver. Lui-même ne saurait dire combien de temps il resta devant ce tertre, mais cet instant restera à jamais gravé dans sa mémoire.

A présent, plus rien ne comptait pour cet homme agenouillé devant la tombe de sa défunte femme. Les larmes ne pouvant plus coulées, il resta là, immobile, ses long cheveux cachant son visage, l’esprit vide, n'attendant que la mort, celle qui lui permettrait de rejoindre celle qu'il aime. La forêt restait silencieuse, seul le chant de quelques criquets nocturne parvenait à rompre cette monotonie. Une fine pluie se déclara et commença à traverser les feuillages des arbres au-dessus de Richter. La pluie pris un peu plus d'ampleur, se déversant à travers les diverses irrégularités du sol, coulant entre les différentes petites fissures qui s'étaient formé dans la terre. Le monticule de terre fut rapidement entouré d'une petite rivière d'eau, offrant à ce tertre une certaine prestance. Le ciel lui-même pleurait de cette tragédie qui survint si soudainement, une destinée accablante, s'étant abattu sur ce paisible village, provoqué par la mort, camouflée sous la forme d'une créature d'écailles émeraude. La pluie redonna une once de lucidité au Chasseur. L'orage grondait, et d'un coup sec, un puissant éclair se fit entendre non loin. C'est à cet instant qu'une chose réapparu dans l'esprit de l'homme. Un regard blanc, dépourvus de sentiments. Des yeux aveugles, montrant une cruauté sans vergogne. Le regard de celui qui était responsable de la mort de nombreux innocents. Celui qui était responsable de la mort d'Amélie. Ce Dragon perdura dans l’esprit de Richter. Une hargne se profilait sur son visage au fur et à mesure que le Dragon se dessinait dans son esprit. Une haine incommensurable l'emplissait, détériorant la sagesse et le paisible habituelle de son âme ravagé depuis peu par le chagrin. 

Il se leva, contempla le ciel obscurcit par les nuages et la pluie, parcourues par un orage grondant. L'eau coulant sur son visage effaça les traces de larmes présentes sur ces joues. Une seule chose demeurait dans l'esprit de Richter. Un acte insensé qui ne serait très certainement impossible à réaliser dans l'état des choses. Cependant, la haine que l'homme percevait ne pourrait contredire ce dangereux destin qui se profilait devant lui. La mort de ce Dragon. Il se décida à tout employer pour traquer et abattre celui qui avait à jamais détruit sa vie. Il se dirigea vers les ténèbres de la forêt, emplie d'une certaine folie, celle de vouloir affronter une créature dix fois plus grande et plus puissante que lui. Accablé dans les méandres d'une chose qu'il ne saurait réaliser pour l'instant. Il revint au village, fumant encore sous les quelques braises restante des flammes ayant été éteintes par l'averse. Il se dirigea vers sa maison, cherchant une chose qui lui paraissait indispensable pour effectuer son but. Il fouilla dans les débris de la maison, puis la trouva. L'épée légendaire des Belmont. Celle qui avait appartenue à son grand-père qui n'était autre qu'un Chasseur de Dragons. Le cœur de l'arme était fait en élémentium rougeoyante, renforcé par une couche d'or, entourée elle-même par de tranchantes plaques de thorium blanc, l'un des rares métaux à être capable de percer les écailles des plus puissant Dragons. La garde était en cuir de Dragon, se terminant par une plaque d'or luisante. Il prit le fourreau où l'arme était rangée et l'attacha dans son dos, puis sortie, équipé de Das'Shana, la Tueuse de Dragon. Il se dirigea vers l'armurerie, l'un des bâtiments n'ayant pas trop subit de dommages Il entra, ayant un but bien précis. Richter s’équipa d'une armure résistante et légère, composé de cuir, de mailles et d'un peu d'acier. Une fois sortie, il réfléchit un instant. Un éclair retentit, éclairant pendant un bref instant le visage de Richter. Celui-ci était décidé, composé d'une hargne sans vergogne. Un visage calme et sérieux, cachant une réflexion et une haine en son intérieur. Il partit, dans le seul but de trouver un moyen de traquer la bête responsable de son tourment. Bien décidé à tous pour la retrouver et l'abattre.  

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